Déclaration CGT au CHSCT du 22 septembre sur le projet « Rally »

Jeudi 24 septembre 2015 // Capgemini OS

La direction a démarré en CE du 23 juillet 2015 une procédure d’information/consultation du « Projet de déploiement du modèle Supply Chain et l’adaptation de l’organisation Services déclinée sur SEU France » dit « Projet Rally ».

Ce projet est dans la continuité du « Projet IGO » (Globalisation des Opérations de Delivery)

Lors de la deuxième réunion d’information du 20 août 2015, les élus du CE ont décidé de missionner le cabinet Sextant afin d’expertiser le projet.

Le rapport de cette expertise qui vient d’être présenté aux CHSCT lors de la réunion extraordinaire du 22 septembre 2015 dévoile que ce projet aura une incidence sur les conditions de travail ainsi qu’un risque sur l’emploi à moyen terme.

Le but principal de ce projet étant de standardiser et d’industrialiser à l’extrême, afin de réaliser un maximum de prestations à l’offshore, il ne fait pas de doute que les risques sur les emplois en France sont importants.

Si ce risque sur les emplois est un sujet que doit s’approprier le Comité d’Entreprise, l’impact sur les conditions de travail concerne les CHSCT qui ont l’obligation de lancer une étude spécifique sur les conséquences du projet sur la santé et les conditions de travail.

Mais pour ce faire, il faut du temps, temps que la direction a spolié au CHSCT en décidant de ne consulter l’instance que quelques jours avant la fin du processus réglementaire.

Le projet devant être déployé le 01 octobre 2015, la direction a prévenu les élus, qu’une non remise d’avis serait « catastrophique » pour l’entreprise puisque nous serions le seul pays à ne pas basculer dans ce modèle.

En donnant aujourd’hui, un avis non éclairé sur les conséquences de ce projet, les représentants du personnel n’ont pas respecté leurs obligations réglementaires.

Alors que la faute est dans le camp de la direction, comment se fait-il que le CHSCT ait cédé au chantage ?

Quelle compensation les élus ou leurs organisations syndicales ont-ils obtenu ?

Tout simplement, un engagement de la direction à ouvrir enfin la négociation obligatoire sur la GPEC (Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences) qui de toutes façons est en passe d’être ouverte au niveau de l’UES dans les prochaines semaines.

ET VOUS APPELEZ CELA UNE VICTOIRE ?