FORMATION PROFESSIONNELLE - DECLARATION CGT

Mardi 8 septembre 2015 // Négociation collective

Ce mardi 8 septembre, les organisations syndicales représentatives de l’UES Capgemini étaient conviées à une nouvelle séance de négociation de l’accord formation professionnelle. Devant ce simulacre de négociation, la délégation de la CGT Capgemini a lu la déclaration suivante en ouverture de réunion.

Le 7 juillet 2015, nous vous avions transmis nos positions et revendications concernant la négociation portant sur la formation professionnelle au sein de l’UES Capgemini.

Nous vous indiquions toute l’importance que nous accordons à la formation professionnelle. Nous considérons, à juste titre, qu’elle est nécessaire pour se cultiver, pour se réaliser, pour préserver son emploi et permettre une évolution professionnelle dans l’entreprise, pour élever ses qualifications ainsi que de les faire reconnaitre et rémunérer à leur juste valeur.

C’est pour cela que nous revendiquons des droits élargis débouchant sur l’évolution régulière des qualifications et de leur reconnaissance.

Or, force est de constater que le texte proposé n’a que pour seule finalité de récupérer les financements de la CFP pour financer le plan formation de l’entreprise à travers du CPF.

Si la formation professionnelle est affaiblie par des diminutions de financement demandées par les organisations patronales, les salarié-e-s de l’UES n’ont aucune raison de renoncer à un acquis social tel que la CFP.

Par ailleurs, nous vous confirmons notre opposition à ce que le pilotage du CPF soit réalisé par l’entreprise. Pour des raisons de bonne gouvernance, nous restons attachés au paritarisme.
Sur les autres points, votre projet ne fait que rappeler les éléments de la loi de mars 2014 et n’apporte rien aux salarié-e-s.

Pour :

  • Un droit à la formation continue accessible à tous sur le temps de travail et rémunéré comme tel ;
  • Un droit à une progressivité de carrière liant qualification initiale, ancienneté, acquisition de nouvelles qualifications et évolution de salaire.

Nous revendiquons :

  • 10% des heures travaillées collectivement soient consacrées à la formation ;
  • La mise en place de l’entretien professionnel pour tous, tous les ans ou à chaque reprise d’activité. Il doit permettre de définir le projet de formation du salarié et en assurer un suivi pluriannuel
  • Une harmonisation des pratiques et des outils dans toutes les entreprises de l’UES :
    • Transmission au RRH des demandes de formation avec une obligation d’un retour motivé dans les 30 jours. Le défaut de réponse dans le délai vaut acceptation.
    • Il ne peut y avoir qu’un seul refus ou report qui doit être motivé et notifié par écrit au salarié.
    • A défaut d’un entretien professionnel annuel, ajout de rubriques spécifiques dans les formulaires CED/EDP concernant l’expression du salarié sur ses besoins de formation et permettant le suivi pluriannuel des demandes, refus et formation suivi.
  • Restreindre l’E-learning
  • Maintien de la CFP, véritable acquis social de l’UES Capgemini :
    • Avec une réévaluation du budget à 2%
    • Formations sur le temps de travail et rémunérées comme telles
    • Un catalogue de formations ouvert permettant tout type de formations personnelles sans liens avec les besoins de l’entreprise.
    • Maintien des formations hors catalogue.
    • Aucun lien avec le CPF
  • Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences (GPEC)
    • La formation reste un des thèmes de la GPEC. Celle-ci ne pourra se faire qu’après que les études de l’OPIIEC soient publiées. Cela veut dire que la négociation actuelle semble être trop anticipée.
    • En application de l’article L6323-14 ouvrant à l’abondement conventionnel du CPF, il sera utile de définir les salariés les plus exposés à des facteurs de risques professionnels. Là aussi, cela ne pourra être fait qu’après restitution des études de l’OPIIEC.
  • CPF
    • Ne peut être utilisé qu’à la demande formulée par le ou la salarié-e.
    • Abondement systématique lorsque la durée de la formation est supérieure au nombre d’heures inscrites au compte.
    • Pour les salariés à temps partiel abondement permettant que le CPF ne soit pas proratisé au temps de présence.
    • En application de l’article L6323-14 définir par l’accord l’abondement (voir point sur la GPEC). Les salariés en inter-contrat doivent pouvoir en bénéficier.
    • Prise en charge de l’ensemble des frais et frais annexes lié à la formation lorsque le ou la salarié-e mobilise son compte pendant et hors temps de travail.

Montreuil le, 8 septembre 2015

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