TEMPS DE TRAVAIL - ON VEUT DU PROGRES

Lundi 7 octobre 2019, par CGT CAPGEMINI // UES Capgemini

 NOTRE TRAVAIL DEMANDE JUSTE DU TEMPS

LE TEMPS DE TRAVAIL ET LA RÉMUNÉRATION
Cadre ou ETAM, sauf pour les forfaits jours, le salaire est calculé sur la base d’un taux
horaire et d’une durée de travail. Si les heures supplémentaires ne sont pas prises en compte c’est votre taux horaire qui diminue et donc toute votre rémunération ainsi que le salaire différé qui permet de bénéficier de la protection sociale ( Sécu, Chômage, retraite dont retraite complémentaire )

HORAIRES INDIVIDUALISÉS
La direction s’est faite retoquer par l’Inspection du travail sur les horaires collectifs. Elle a donc lancé une négociation pour mettre en place des horaires individualisés, il y a déjà plusieurs années. Mais elle a arrêté nette cette négociation, conservant de fait des horaires collectifs inadéquats dans l’entreprise. Les prémices de cette négociation prévoyaient la mesure effective du temps de travail. C’est une bonne chose, car elle permet d’éviter des abus et aide les salarié.e.s à faire valoir leurs droits.
Toutefois, l’introduction d’horaires individualisés dans les formes voulues par la direction n’est pas acceptable. En effet, la direction interdit tout report d’heures d’une semaine sur l’autre. C’est-à-dire que le principe même de ce système est remis en cause par le principe de libre choix de ses horaires, ce qui est pourtant prévu par la loi. La CGT Capgemini se battra à vos côtés pour de VRAIS DROITS !

LE TEMPS DE TRAVAIL ET LES TEMPS DE REPOS AUJOURD’HUI CHEZ CAPGEMINI

  • La charge de travail n’est jamais correctement évaluée eu égard aux possibilités des salarié.e.s. Ils.Elles effectuent énormément d’heures supplémentaires pour délivrer le service ou rendre à temps les projets.
  • Les heures supplémentaires ne sont que très rarement déclarées et ne donnent pas toujours lieu à une rémunération.
  • Les heures supplémentaires effectuées en astreintes devraient être déclarées comme telles, mais la direction le refuse. La preuve, elles ne seront pas soumises à la désocialisation et à la défiscalisation que Capgemini est en train de régulariser depuis janvier 2019.
  • Malgré un accord sur les TEA (Tranches Exceptionnelles d’Activité), la direction applique ces tranches au compte goutte, n’hésitant pas à exclure une grande partie des salarié.e.s qui devraient en bénéficier.
  • La disponibilité des salarié.e.s est quasi permanente, quels que soient leur statut et leur rémunération.
  • Les temps de repos, quotidiens de 11 heures consécutives et hebdomadaires de 35 heures consécutives, ne sont pas toujours respectés. La direction choisit de morceler les temps de repos, un rêve d’un autre âge, qui avait trouvé place dans les premières moutures de la loi El-Khomri. Heureusement, les députés avaient sacralisé les temps de repos en rejetant ce projet.
  • Des horaires collectifs sont en place dans l’entreprise mais ceux-ci ne sont que rarement respectés. Enormément de salarié.e.s arrivent bien avant ces horaires et partent bien après. Toujours des heures supplémentaires qui ne sont pas déclarées.

 MAIS POURQUOI TRAVAILLER MOINS ?

Travailler moins c’est :

  • travailler mieux et protéger notre santé,
  • travailler toutes et tous,
  • protéger l’emploi à l’heure du numérique,
  • mieux vivre ensemble,
  • concilier la vie professionnelle avec sa vie personnelle

Pourtant, le temps de travail des ingénieurs, cadres et technicien.n.e.s ne cesse d’augmenter. Il peut atteindre pour certain.e.s entre 42,5 h et 44,6h par semaine. Pour les cadres au forfait jours, il atteint régulièrement les 46,6h.
D’un côté, des salarié.e.s travaillent trop, au détriment de leur santé, comme le montre l’augmentation des syndromes d’épuisement professionnel ou burn out. De l’autre, le nombre de celles et ceux qui sont privé.e.s d’emploi n’a jamais été aussi élevé, nous comptons 6 millions de chômeurs. La réforme des 35h a généré 350 000 emplois directs alors que le CICE et le CIR qui nous coûtent 40 milliards, n’ont aucun effet positif sur l’emploi.
La révolution numérique permet d’automatiser de nouvelles tâches, de dégager de 20 à 40 % de gains de productivité, sans réduction du temps de travail. Les études démontrent que 3 millions d’emplois sont menacés à court terme. Quel avenir pour les générations futures et pour notre modèle social ? A quoi sert le progrès technologique s’il n’est pas utilisé pour réduire le temps de travail et améliorer les conditions de vie et de travail ?
Enfin, réduire le temps de travail, c’est permettre d’ouvrir un nouveau cycle de progrès social et sociétal. C’est permettre aux femmes et aux hommes de concilier responsabilités professionnelles et parentalité. D’avoir un engagement citoyen, plus de temps pour les loisirs, se cultiver ou faire du sport...

 FORFAITS JOURS

Le nombre de jours maximum travaillés par an est de 218 et en cas de dépassement, le.la salarié.e doit récupérer les jours travaillés sous forme de repos. Toutefois, les salarié.e.s peuvent en accord avec leur employeur, renoncer à une partie de leurs jours de repos, en contrepartie d’une majoration de leur salaire de 10 % minimum. Dans ce cas, le nombre de jours maximum travaillés par an est de 235 jours. Une convention de forfait jours doit garantir que l’amplitude et la charge de travail des salarié.e.s restent raisonnables et doit assurer la sécurité et la santé du.de la salarié.e. A défaut, la convention de forfait en jours peut être annulée, ce qui entraînerait le paiement des heures supplémentaires effectuées par les salarié.e.s sur les 3 dernières années. Les salarié.e.s au forfait jours doivent être reçu.e.s en entretien annuel pour aborder l’organisation et leur charge de travail, l’articulation entre l’activité professionnelle et la vie personnelle, et enfin la rémunération du.de la salarié.e.

 DES LE 7 NOVEMBRE 2019 #JeVoteCGT

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