ACTUALITE : URGENCE SOCIALE

mardi 11 juin 2019
par  Furyo
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La CGT a mené son véritable débat à travers les cahiers d’expression revendicative populaire, donnant ainsi la possibilité à toutes et et tous de faire entendre leur voix.

87 % de nos concitoyens demandent un changement de politique économique et sociale. Le système libéral mondialisé ne profite qu’aux multinationales et aux très riches. La lutte pour la justice sociale, fiscale et climatique est un tout, un même combat visant à changer de système. Il est illusoire de penser changer l’un sans l’autre, comme il est mensonger de donner à croire que des améliorations sont possibles sans changer de cap.

«  Nous voulons vivre de notre travail ». C’est la phrase la plus entendue ces derniers mois. L’argent existe. Un chiffre : les entreprises du CAC 40 ont réalisé 93 milliards d’euros de bénéfices en 2017. 6 euros sur 10 sont allés dans les poches des actionnaires.

Augmenter les salaires, les pensions et les minima sociaux est indispensable pour pouvoir vivre : c’est bon pour l’économie grâce à l’augmentation du pouvoir d’achat, bon pour les finances publiques et pour le financement de la protection sociale.

  • Pour une augmentation du SMIC à 1800 euros brut et un relèvement immédiat des salaires de 20 % par mois. D’après un sondage Opinion Way, 83 % de nos concitoyens estiment que les salaires sont insuffisants en France. Ils ont raison ! 50 % des Français touchent moins de 1500 euros net par mois et 6,5 millions de travailleurs gagnent moins de 750 euros. Près de la moitié des seniors actifs (plus de 50 ans) n’arrivent pas à boucler leurs fins de mois (enquête CSA du 2 avril 2019). Cette augmentation de 300 euros par mois pour les salariés au SMIC est le minimum indispensable pour vivre un peu mieux, pour satisfaire les besoins les plus fondamentaux se loger, se soigner, s’éduquer, s’alimenter, se reposer, communiquer, sortir… Parce que mon salaire, c’est aussi le brut. Les cotisations sociales incluses dans le salaire brut permettent de sécuriser ma santé, ma retraite, ma famille, une possible perte d’(emploi. Augmenter le salaire brut bénéficie au salaire net mais aussi au futur paiement de l retraite et plus généralement à la protection sociale.
  • Pour une égalité professionnelle et salariale effective femmes/hommes. En équivalent temps plein, les femmes touchent 18,5 % de moins que les hommes selon l’INSEE. Cette inégalité des droits est inacceptable. La résorber permettrait de renflouer, par les cotisations versées, la Sécurité Sociale et les caisses de retraite de 5,5 milliards d’euros par an. Cette égalité professionnelle passe par la lutte contre la précarité. 80 % des femmes occupent des emplois à temps partiel. Mettons fin à cette discrimination avec l’emploi à temps plein pour règle.
  • Pour un montant de retraite égal à 75 % du dernier salaire (avec un minimum vieillesse de 1200 euros) et une indexation des pensions sur le salaire moyen.
  • Pour un droit au départ à 60 ans, anticipé à 55 ans au titre de la pénibilité et à 50 ans pour les métiers à très forte pénibilité comme les égoutiers. La retraite doit s’affirmer comme une étape de la vie. Les 100 à 120 milliards d’euros nécessaires à l’horizon 2050 sont largement finançables par une baisse du chômage, une hausse des salaires doublée d’une obligation d’égalité femmes/hommes et la création d’un « malus » sur les emplois précaires, la suppression des exonérations de cotisations sociales (sur les bas salaires, les heures supplémentaires, etc.), une taxation supplémentaire des dividendes et une lutte véritable contre l’évasion fiscale.
  • Pour une Sécurité Sociale intégrale avec un droit à compensation de la perte d’autonomie à tout âge au titre de l’assurance maladie. La perte d’autonomie, essentiellement liée à des problèmes de santé, justifie une prise en compte au titre de la Sécurité Sociale. Cela implique l’établissement d’un grand service public de la santé et de l’action sociale, une remise en cause de la séparation médecine de ville/hôpital, de repenser l’hébergement en institution au sein d’une approche globale, une réforme de la tarification des hôpitaux. Si on mettait à contribution les revenus financiers des entreprises et des banques (325 milliards d’euros) au taux actuel des cotisations dites patronales, cela rapporterait 41 milliards d’euros à la branche maladie de la Sécurité Sociale et financerait les besoin pour la perte d’autonomie.
  • Pour un véritable droit au logement, l’encadrement des loyers et le rétablissement des APL. Le droit à un logement de qualité doit être assuré pour tous. La part du logement dans le budget des ménages n’a cessé de s’élever, principalement du fait de la hausse des loyers. Selon le CREDOC, pour les ménages les plus pauvres, plus de 50 % de leurs ressources y sont consacrées, sans plus aucun reste à vivre pour beaucoup… En 2018, 65828 commandements de quitter les lieux ont été prononcés et 15547 expulsions ont été menées avec les recours à la force publique. Ces chiffres en constante augmentation depuis dix ans constituent un record historique. Aujourd’hui 50 % des impayés locatifs résultent de la baisse des revenus des locataires qui, pour 31 % d’entre eux, est due à la perte d’emploi.

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