FLASH CE mars 2018

FLASH CE ATS-INFRA
vendredi 6 avril 2018
par  Marrychka
popularité : 26%

Voici notre flash mensuel, fait de petits bouts d’informations récoltés, ramassés, rapportés, reçus...car le 22 mars vos élus et la représentante CGT n’étaient pas présents au CE. Nous étions tous mobilisés pour la défense de nos droits.



◊ LE 22 MARS, GRÉVE POUR NOS DROITS : APPEL DE LA CGT CAPGEMINI

Après 5 ordonnances détruisant les droits des travailleurs, donnant toujours plus de pouvoirs aux employeurs, l’ordonnance-balai publiée en février a réservé son lot de surprises ! Aux régressions déjà en vigueur s’ajoute notamment la possibilité d’extension des forfaits-jours à l’ensemble des salarié-e-s, sans qu’ils ne puissent s’y opposer, sur simple signature d’un accord majoritaire avec certains syndicats. Cette dérogation aux 35h, permettra une augmentation du nombre d’heures travaillées sans comptabilisation des heures supplémentaires, ainsi que le non-respect du temps de repos. Si les heures supplémentaires non-payées sont depuis longtemps une réalité chez Capgemini, cette mesure offre à nos employeurs un nouveau biais, légal, pour se délester de leurs obligations à les payer. Il ne sera plus possible aux salarié.e.s de faire valoir leur droit comme cela a été récemment le cas chez Accenture.
Pourtant on connaît déjà trop bien les effets sur la santé de ces horaires à rallonges : stress, fatigue, burn-out, risques cardiovasculaires augmentés, etc... Cette question est d’actualité chez Capgemini qui cherche également à se sécuriser juridiquement en détournant le principe des horaires individualisés à son profit en interdisant tout report d’heure d’une semaine sur l’autre contrairement à ce qu’impose le droit.
Avec les ordonnances Macron, les droits des salarié-e-s et des syndicats reculent et il nous sera de plus en plus difficile d’aider les salarié.e.s du groupe :

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  • Licenciements facilités,
  • Difficulté de se défendre aux prud’hommes,
  • Modification des contrats de travail sans l’aval du salarié-e,
  • Baisse drastique des moyens syndicaux,
  • Possibilité de déroger défavorablement au Code du travail et aux conventions collectives.

La liste est longue et les premiers effets se font déjà sentir, nos employeurs se sentant tous puissants. Et ce n’est qu’un début.
L’impunité des mesures patronales ne fera que s’accentuer sans réaction des salarié-e-s.
Seule une mobilisation massive et interprofessionnelle nous permettra de renverser la vapeur et de stopper la casse sociale qui s’opère à marche forcée.
C’est pourquoi la CGT Capgemini, qui se joint aux appels des Cheminots, du Commerce, des Sociétés d’Etudes et de la Fonction publique appelle l’ensemble des salarié.e.s du Groupe Capgemini à se mettre en grève et à participer aux manifestions le 22 mars prochain.
Toutes et tous concerné-es pour stopper la destruction sociale organisée par Macron et le patronat. 50 ans après Mai 68, ne les laissons pas tout détruire !



Nous rappelons que le droit de grève est un droit constitutionnel, que tout salarié de Capgemini peut faire grève, d’autant plus quand un appel à la grève est lancé par une ou plusieurs organisations syndicales.

Seul le temps réel de grève doit être décompté, il suffit pour cela de pointer le temps réel de grève avec le code de pointage prévu à cet effet ou d’envoyer un mail au service RH.

◊ L’ICCHSCT N’EST PAS À LA HAUTEUR :
La direction a réuni l’instance fantoche, l’IC-CHSCT pour aborder le seul et unique sujet :la réorganisation du groupe Capgemini France. L’ ICCHSCT, c’est une sorte de supra CHSCT n’ayant aucun pouvoir, réunissant quelques membres de tous les CHSCT d’ATS-INFRA , évitant ainsi à la direction de consulter les CHSCT dans chaque région. Mais surtout elle simplifie toute décision car , ni l’inspection du travail, ni la médecine du travail, ni la Carsat ne sont présents. Vous aurez bien compris qu’elle bénéficie seulement à la direction. Les CHSCT n’ont plus leur mot à dire sauf si les élus du CE l’exigent, mais la réalité est toute autre et les actes de désobéissance ne sont pas à l’ordre du jour. Le comble de cette instance c’est qu’elle est tenue par des élus sans scrupule obéissant au doigt et à l’œil du directeur adjoint Sogeti France. C’est ainsi qu’une mascarade grotesque a obligé un élu CGT à se taire, l’interdisant de finir la lecture de la motion qu’il proposait à l’instance.

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Cette entrave évidente est représentative du dialogue social qui règne chez Sogeti France. Pourquoi une telle violence pour faire taire un élu ? Que craignait la direction en laissant parler le seul et unique élu CGT ? Ce comportement est insupportable surtout quand l’ensemble des membres de cette instance ne réagissent même pas. Même si les élus ont demandé une consultation qui sera refusée par la direction, iront-ils jusqu’au tribunal pour l’imposer ? Avec si peu de résistance, la direction n’a rien à craindre au niveau de la défense des salariés, dommage pour nous tous... C’est vrai la motion qui devait être proposée, demandait une expertise sur les conséquences de cette réorganisation sur nos conditions de travail. Certes l’unique expertise sera économique et se fera au niveau du CCE, loin des salariés et de la réalité du terrain. Pourtant, c’est une fois de plus une transformation majeure des conditions de travail et une fois encore la direction veut aller vite, sans donner toutes les informations nécessaires pour une réelle analyse car ne l’oublions pas, selon la direction : « il n’y aura aucun impact sur les salariés ». Le but serait-il de dissimuler au maximum les conséquences ?


◊ CED — PROCESSUS ODACE :
L’heure de « vérité » est arrivée. Vous êtes certainement déçu de l’augmentation ou de la note mais sachez , même si cela ne vous console pas, que nous sommes nombreux dans ce cas ! La politique salariale chez Capgemini est une politique « au mérite », injuste, selon des critères subjectifs. Mais la direction ne s’arrête pas là. Elle persiste dans le cynisme, en prétextant l’abandon de l’entretien annuel pour les grades A et B tout en mettant en place un outil de la pire espèce : Capgenie. Quel humour !

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En plus, cet outil se veut ludique ! Donc avec le processus Odace vous pourrez être noté en continue à la fin de chaque intervention. Le principe est de contacter vos managers ou collègues pour qu’ils votent pour vous sur une action bien définie. L’outil idéal du « lèche botte » ! Comment nous faire croire que nous sommes acteurs de notre réussite ? L’illusion d’une liberté ? Capgemini TS le teste en ce moment pour nous. Et n’oublions pas que nous serons certainement dans un an, pour une bonne partie d’entre nous, Capgemini TS. Alors cela nous concerne aussi... Êtes vous prêts à être gérés, jugés, jaugés, canalisés, uniformisés de cette manière ? Si comme nous cela vous choque, soyons et restons tous solidaires !


BREVESBREVESBREVESBREVESBREVESBREVESBREVESBREVESBREVES

Déclaration CFE-CGC : Nous avons reçu la déclaration lue en début de réunion. C’est une bonne nouvelle, nous ne sommes plus les seuls à critiquer la politique managériale appliquée chez Sogeti France. Depuis des mois à chaque réunion CE nous dénonçons une situation inacceptable que ce soit à St Cloud, Cherbourg, Pessac, Pau ... C’est pour cela que nous nous associons à cette déclaration qui accuse la direction sur son manque de respect des salariés. Oui, il est urgent d’agir dans les centres de services. La pression des managers sur les travailleurs qu’ils soient du groupe ou sous-traitants ou en portage salarial est contraire aux valeurs du groupe . Mais il ne suffit pas de déclarer ou de dénoncer il faut aussi agir sur le terrain. Car à les écouter, l’intermission, par exemple, est une situation normale et ils ne comprennent pas l’inquiétude de nombreux salariés. Donc pour cela, il est urgent d’exercer un vrai travail syndical en soutenant droit d’alerte ou expertise ou toute demande de consultation d’un CHSCT, et ce n’est malheureusement pas le cas. Nous nous sentons bien seuls face à une direction intransigeante et insensible, qui met en place des outils et des méthodes imposant aux travailleurs de s’adapter au travail plutôt que l’inverse.


Orano - HD viking : En DP nord-ouest, la direction sous-entend que SPIE reprendrait le contrat Helpdesk. Mais toujours pas d’annonce officielle laissant encore les 40 salariés sous-traitants dans l’attente. Ajoutons à ce climat, les intermissions qui continuent sur les sites. Pour Cherbourg la tendance s’aggrave, c’est maintenant 25 salariés au lieu de 11 qui partiront du contrat d’ici fin juin.


TF1 : Sogeti France récupère l’activité Back Office de TF1, pour un contrat de 5 ans. Un accord d’harmonisation va être négocié pour les 17 salariés qui vont bientôt nous rejoindre. A suivre...


Carte restaurant : A partir de juin les salariés de Sogeti HT vont tester pour nous la carte restaurant qui remplacera les tickets restaurant.


Note de frais : Attention une nouvelle note de service sur les modalités de remboursement des frais de déplacements vient de sortir. Elle sera applicable à partir du 1er avril.
Elle oblige entre autre à utiliser Egencia pour toute réservation.


Café : le prix du café va changer. Depuis des mois nous demandons à connaitre la hauteur de la subvention patronale sur les machines à café et par site. La direction a mis 18 mois pour enfin nous annoncer que la subvention était différente selon le site. A partir de maintenant elle sera identique partout et sera à la hauteur de 7 cts par café. Mais on ne connait toujours pas le prix du café ! A suivre...


Info-Intox : Sogeti France accepterait d’équiper ses parking de bornes de recharge afin de fournir gratuitement l’électricité pour les véhicules électriques. Un geste qui pourrait être vu comme une « GREEN Attitude », car le vert est tendance...

Prenez contact avec nous dès maintenant



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