Le 22 mars : toutes et tous mobilisés pour nos droits !

mercredi 21 mars 2018
par  Manu
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Après 5 ordonnances détruisant les droits des travailleurs, donnant toujours plus de pouvoirs aux employeurs, l’ordonnance-balai publiée en février a réservé son lot de surprise !

Aux régressions déjà en vigueur s’ajoute notamment la possibilité d’extension des forfaits-jours à l’ensemble des salarié-e-s, sans qu’ils ne puissent s’y opposer, sur simple signature d’un accord majoritaire avec certains syndicats.

Cette dérogation aux 35h, permettra une augmentation du nombre d’heures travaillées sans comptabilisation des heures supplémentaires, ainsi que le non-respect du temps de repos.

Si les heures supplémentaires non-payées sont depuis longtemps une réalité chez Capgemini, cette mesure offre au à nos employeurs un nouveau biais, légal, pour se délester de leurs obligations à les payer.

Il ne sera plus possible aux salarié.e.s de faire valoir leur droit comme cela a été récemment le cas chez Accenture.

On connaît déjà pourtant trop bien les effets sur la santé de ces horaires à rallonges : stress, fatigue, burn-out, risques cardiovasculaires augmentés, etc.

Cette question est d’actualité chez Capgemini qui cherche également à se sécuriser juridiquement en détournant le principe des horaires individualisés à son profit en interdisant tout report d’heure d’une semaine sur l’autre contrairement à ce qu’impose le droit.

Avec les ordonnances Macron, les droits des salarié-e-s et des syndicats reculent et il nous sera de plus plus difficile d’aider les salarié.e.s du groupe :

  • Licenciements facilités,
  • difficulté de se défendre aux prud’hommes,
  • modification des contrats de travail sans l’aval du salarié-e,
  • baisse drastique des moyens syndicaux,
  • possibilité de déroger défavorablement au Code du travail et aux conventions collectives.

La liste est longue et les premiers effets se font déjà sentir, nos employeurs se sentant tout puissant. Et ce n’est qu’un début.

L’impunité des mesures patronales ne fera que s’accentuer sans réaction des salarié-e-s.

Seule une mobilisation massive et interprofessionnelle nous permettra de renverser la vapeur et de stopper la casse sociale qui s’opère à marche forcée.

C’est pourquoi la CGT Capgemini, qui se joint aux appels des Cheminots, du Commerce, des Sociétés d’Etudes et de la Fonction publique appelle l’ensemble des salarié.e.s du Groupe Capgemini à se mettre en grève et à participer aux manifestions le 22 mars prochain.

Toutes et tous concernés pour stopper la destruction sociale organisée par Macron et le patronat. 50 ans après Mai 68, ne les laissons pas tout détruire !


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