Complémentaire santé et prévoyance.

Mercredi 8 novembre 2017, par Manu // Négociation collective

Il y a quelques mois nous vous informions d’un risque de l’évolution, à la baisse, des régimes de prévoyance et de frais de santé. En effet, selon la direction de l’UES, les mesures tarifaires de 2017 ne permettraient pas d’équilibrer les résultats de nos régimes.

Et pour répondre aux exigences d’AXA, l’assureur caché derrière le gestionnaire Gras Savoye, le groupe Capgemini nous majorait les cotisations et s’engageait à réviser les régimes en 2017 « dans une démarche de pérennisation  ».

Pour commencer, rappelons quelques paramètres ou plus exactement dénonçons les petits arrangements entre « bon amis » qui se font au détriment des salarié.es. En effet notre PDG, Paul Hermelin, est présent au conseil d’administration d’AXA, AXA étant également actionnaire de Capgemini. Dans le même temps AXA assure Capgemini et Capgemini est prestataire d’AXA. La boucle est donc bouclée !

C’est donc dans ce contexte que la direction de Capgemini a naturellement ouvert un chantier de révision des régimes de prévoyance et de santé dès le mois de décembre 2016 pour aboutir à une « négociation » très contrainte qui s’est ouverte 2 octobre 2017. Pour la direction, il s’agit bien de nous faire payer plus pour avoir moins :

  • Les conjoint.es ayant un revenu d’activité deviennent des bénéficiaires optionnels, c’est à dire qu’il faudra débourser une sur-cotisation pour qu’ils ou elles puissent continuer de bénéficier du régime. Dans un premier temps, le courtier qui conseille la direction a proposé que celle-ci soit fixe à 45€ et indexée sur le plafond mensuel de la sécurité sociale qui augmente le 1er janvier de chaque année.
  • Après l’augmentation des cotisations pour la complémentaire santé, ce sont celles de la prévoyance qui seront revues à hausse. Et mieux encore, elles pourront être réévaluées le premier janvier de chaque année en fonction des desiderata de l’assureur.
  • Quant aux prestations, comme nous pouvions nous y attendre, elles sont revues à la baisse, sous couvert de l’application des « contrats responsables » !

Selon la direction, « ces sujets relatifs à nos contrats sont l’affaire de tous ». Serait-ce l’affaire de tous de faire en sorte qu’AXA tire toujours plus de profit de nos régimes ?

Encore une fois, seul.es les salarié.es sont mis à contribution. Qu’en est-il des frais de gestion et de structures des agences AXA qui y sont refacturés ?

Que dire des prestations données comme soi-disant gratuites par AXA qui dans les faits sont facturées dans le contrat ?

D’ores et déjà le report des cotisations de la sécurité sociale vers la CSG qui, selon Macron, devait augmenter notre pouvoir d’achat servira à financer AXA.

Depuis plusieurs années, nous constatons le recul de la sécurité sociale par le report sur les systèmes assurantiels. Cette situation continue à s’aggraver pour maintenant glisser vers une dégradation du régime base au profit de la sur-complémentaire. Toujours plus cher, toujours moins de prestation, et plus de profit pour AXA et ses actionnaires !

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