Les licenciements brutaux recommencent chez Sogeti High Tech Toulouse - Motion des élu-e-s CGT au CE du 24 mars

Jeudi 24 mars 2016, par Furyo // Capgemini DEMS (Ingénierie)

 Motion CGT du 24/03/2016

Dès l’automne 2014, de nombreux salarié-e-s ont fait part de leur mal-être aux représentant-e-s du personnel toulousain-e-s. Au cours du premier semestre 2015, une vague de licenciements et de comportements managériaux ont entrainé la fragilisation de la santé mentale et physique de bon nombre de salarié-e-s. Les élu-e-s CGT et FO du site de Toulouse ont mis en exergue ces comportements inacceptables.

Les délégué-e-s du personnel CGT et FO toulousain-e-s ont rencontré l’inspecteur du travail en délégation. Ce dernier s’est positionné clairement et a fait un courrier étayé le 3 juin 2015, lequel a semblé fortement interpeler notre direction générale.
Celle-ci a répondu à ce courrier en s’engageant sur un plan d’actions innovant et respectant les accords de l’UES Capgemini et la loi, afin de remédier à cette situation.

 Aujourd’hui force est de constater que la situation perdure et s’amplifie.

Ainsi, en l’espace de quelques jours, plusieurs salarié-e-s ont alerté les élu-e-s sur les pressions qu’ils-elles subissaient au sein de la MU3. Plusieurs sont actuellement en arrêt maladie après avoir subi des pressions, dont l’un a motivé la levée d’un droit d’alerte. Et, à ce jour, deux salarié-e-s sont en passe d’être licenciés alors qu’ils-elles étaient en mission, et cela sans que l’on n’en connaisse les raisons. Ces personnes sont d’autant plus déstabilisées qu’ils-elles ne comprennent pas ce qu’on leur reproche, et de ce fait ne peuvent pas argumenter leur défense.

De plus sur la MU5, plusieurs salarié-e-s sont en arrêt maladie suite à des situations qui s’apparentent à du harcèlement sur le lieu de travail. L’un-e de ces salarié-e-s a même été contrôlé-e par un médecin URSSAF à la demande de Sogeti High Tech. Sur la même MU, un-e autre salarié-e est également en passe d’être licencié.
D’autres collègues continuent à subir des pratiques que la direction générale nous avait pourtant assuré devoir disparaitre.

Dans une entreprise telle que la nôtre, est-il acceptable de voir augmenter le nombre d’arrêts de travail, de situations de souffrance, de licenciements économiques déguisés alors que le groupe a passé le milliard d’euros de bénéfice, doublant ainsi celui de l’année antérieure ?

Le premier courrier à l’inspecteur du travail était une alerte. Ne doutez pas que nous ne manquerons pas de solliciter à nouveau l’inspecteur du travail sur cette situation, dont nous exigeons l’arrêt immédiat. La direction générale doit assumer ses responsabilités et faire respecter les usages et coutumes dans l’entreprise.

Au moment où le groupe honore la mémoire de son fondateur, Serge Kampf, et met en avant sa philosophie et ses valeurs, comment accepter que notre entreprise puisse brutaliser ainsi ses salarié-e-s les plus fragiles : mères célibataires, salarié-e-s isolé-e-s, d’origine étrangère, ou ayant plus de 30 ans d’ancienneté ?

Les élu-e-s CGT ne comprennent pas une telle brutalité et une telle accélération.
Nous vous posons donc la question : est-ce uniquement le fait de responsables zélé-es ou mal informé-es pour améliorer leurs indicateurs et ainsi compenser la baisse du turn-over et « ajuster » la pyramide des âges, ou bien est-ce la stratégie de l’entreprise pour 2016 ?