TOUS EN GREVE ET EN MANIFESTATION - LE 17 MARS 2016

Mercredi 16 mars 2016, par Furyo // L’actualité Sociale

Après la réussite du 9 mars où près de 500 000 personnes se sont mobilisées dans toute la France, une première pour un début de mouvement social, il est nécessaire d’accentuer et d’amplifier la mobilisation. C’est pourquoi la Fédération CGT des Sociétés d’Etudes et la CGT Capgemini appellent à participer massivement à la journée du 17 mars contre la Loi El Khomri par la grève et la manifestation. Seule la construction d’un rapport de force impliquant l’ensemble du salariat pourra faire reculer le gouvernement sur cette réforme inique. Nous appelons à favoriser au maximum la convergence avec l’ensemble des secteurs mobilisés, dans la jeunesse, mais aussi sur d’autres questions : en particulier la répression syndicale et la lutte contre l’état d’urgence.

Nous venons de remporter lundi 14 mars une première victoire en obtenant le recul du gouvernement sur un certain nombre de points litigieux : sur le temps de travail des apprentis et la durée maximale hebdomadaire, sur le barème des indemnités prud’homales qui devient désormais indicatif, sur la modulation du temps de travail qui sera garantie par un accord de branche au-delà d’un an. Autant d’éléments qui montrent que le gouvernement a peur de la contestation grandissante, autant d’éléments qui prouvent surtout que l’on peut réussir à forcer le pouvoir à faire marche arrière par la mobilisation. Nous nous devons de ne rien lâcher et de ne pas tomber dans l’illusion portée par la CFDT qui considère que tous les points conflictuels ayant été résolus par « la négociation », la Loi serait devenue subitement porteuse de progrès pour la jeunesse et les salariés.

Il y a toujours des atteintes aux droits les plus élémentaires des salarié-e-s, le code du travail actuel étant d’abord la reconnaissance des pouvoirs de subordination, de sanction et d’évaluation des employeurs, et se contentant de les réglementer, malgré tous les reculs et confusions imposées depuis des années.

  • Comment amender un projet de loi qui oblitère complètement le rapport de subordination et donc l’autonomie du droit collectif des salarié-e-s face à l’employeur qui remonte à 1910 pour protéger la santé des salarié-e-s ?
  • Comment peut-on croire dans ces conditions que la santé des salarié-e-s sera encore protégée un tant soit peu devant les tribunaux quand il est posé en préambule que les libertés fondamentales sont limitées par les nécessités du bon fonctionnement de l’entreprise ?
  • Comment amender un projet qui inverse cette notion juridique fondamentale de la hiérarchie des normes ? Pour exemple comment amender un projet où les clauses les plus défavorables sur la répartition du temps de travail dans les nouveaux contrats de travail s’imposeront aux accords collectifs de branche et aux accords d’entreprise ? N’est-ce pas la porte ouverte aux contrats anglais à zéro heure ou aux mini jobs allemands qui ont fait exploser la précarité dans ces deux pays ?
  • Comment subordonner la réécriture de larges pans du droit du travail à des accords d’entreprises alors que les délégués syndicaux sont absents de plus des deux tiers des entreprises et que ceux chargés de négocier sont discriminés dans les entreprises où ils sont présents ?

C’est à nous maintenant de faire valoir nos propres revendications ! Avoir de nouveaux droits ne s’obtiendra pas par la négociation avec un gouvernement aux ordres du patronat, il faut lutter pour être en mesure d’instaurer un état d’urgence social !

Tous en grève et en manifestation le 17 mars - RETRAIT DE LA LOI TRAVAIL « EL KHOMRI »

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